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Aliments

Les pays soulèvent 10 nouvelles préoccupations lors de la réunion de l’OMC

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Les États-Unis ont été impliqués dans l’une des 10 nouvelles questions soulevées lors d’une récente réunion de l’Organisation mondiale du commerce sur la sécurité sanitaire des aliments et le commerce.

Près de 50 préoccupations commerciales spécifiques (PCS) ont été examinées lors de la réunion la plus récente du Comité des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) de l’OMC en mars. Les problèmes comprenaient les limites maximales de résidus (LMR) de pesticides, les maladies animales et les mesures liées à la COVID-19.

Dix préoccupations ont été soulevées pour la première fois, dont une du Brésil concernant les retards indus des États-Unis dans l’ouverture de leur marché des agrumes.

Trois nouvelles préoccupations ont été retirées, suite à l’avancée des négociations. D’autres concernaient les tolérances aux pesticides et l’environnement, le collagène pour la consommation humaine et les exigences de certification phytosanitaire.

Sujets nouveaux et anciens débattus
La Chine s’est dite préoccupée par les limites fixées par l’Union européenne pour l’oxyde d’éthylène et le dichloroéthanol et les restrictions à l’importation de collagène destiné à la consommation humaine. La position de l’UE sur les importations d’épices et d’autres produits alimentaires a été mentionnée par l’Inde.

Plusieurs sujets précédemment évoqués ont été abordés, notamment les restrictions liées à l’ESB, les teneurs maximales en contaminants, la législation relative aux perturbateurs endocriniens et les règles relatives aux médicaments vétérinaires.

Des représentants des États-Unis, du Canada, de l’Australie, de l’Inde, du Japon, du Royaume-Uni, de la Suisse et de l’Union européenne ont de nouveau parlé des actions de la Chine liées au COVID-19 qui affectent le commerce des produits alimentaires et agricoles.

Des responsables d’Australie, du Canada, du Royaume-Uni et de l’UE ont une fois de plus soulevé le problème du retard de la Chine dans l’approbation des demandes de nouvelle inscription et de réintégration des établissements d’exportation. Ces pays et d’autres, dont les États-Unis, ont également appelé à une action sur les mesures chinoises d’enregistrement des fabricants étrangers d’aliments importés.

La prochaine réunion du Comité SPS est prévue du 22 au 24 juin. Toujours en juin, il y aura une session sur l’utilisation des audits virtuels et des systèmes de vérification dans les cadres réglementaires et un atelier sur la transparence.

Projets de renforcement des capacités
En mars, le Fonds pour les normes et le développement du commerce (STDF) a co-organisé un événement pour renforcer les capacités sanitaires et phytosanitaires dans les pays africains francophones.

Le STDF aide les pays en développement et les pays les moins avancés à se conformer à l’Accord SPS de l’OMC et à élargir l’accès aux marchés. Elle a soutenu plus de 65 projets nationaux et régionaux en Afrique francophone.

Les partenaires ont partagé les résultats de deux projets, l’un sur les exigences de sécurité alimentaire dans la production et l’exportation de maïs au Burkina Faso, et l’autre sur la lutte contre les risques SPS pour répondre à la demande du marché du poivre de Penja au Cameroun.

Au Burkina Faso, la formation et le partage des meilleures pratiques sur l’utilisation du biopesticide Aflasafe, ainsi que l’échantillonnage et l’analyse des aflatoxines, ont contribué à une augmentation des exportations de maïs de 4 238 tonnes en 2018 à 145 920 tonnes en 2020. Les revenus d’exportation sont passés de 1,8 million de dollars à 24 millions de dollars.

Le Canada a investi 200 000 $ (158 000 $ US) dans le STDF de 2021 à 2022 pour aider les pays en développement et les pays les moins avancés à respecter les normes internationales en matière de salubrité des aliments et de santé animale et végétale.

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