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Aliments

Iraq I UNHCR/WFP Joint Note on Food Assistance 2022 – Iraq

Iraq I UNHCR/WFP Joint Note on Food Assistance 2022 - Iraq

Pièces jointes

CONTEXTE

La région du Kurdistan d’Irak (KR-I) accueille actuellement 96 % des réfugiés syriens en Irak. En réponse à l’afflux important de réfugiés suite à la crise en Syrie, le gouvernement régional du Kurdistan a établi neuf camps de réfugiés pour soutenir les plus vulnérables qui ne sont pas en mesure de couvrir les frais de loyer et de services publics. Dans l’ensemble, 37 % résident toujours dans ces camps de réfugiés prolongés, tandis que 63 % partagent les services publics avec les communautés d’accueil et les autres communautés déplacées et couvrent leurs propres frais. Le PAM fournit une assistance alimentaire à 75 % des réfugiés dans les camps tandis que le HCR fournit une assistance en espèces pour les besoins de base et l’hivernage à 37 % de la population hors camp, sur la base de l’outil d’évaluation de la vulnérabilité (VAT) réalisé en 2019 et d’une prévision de vulnérabilité. maquette.

VULNÉRABILITÉS SOCIO-ÉCONOMIQUES DES RÉFUGIÉS SYRIENNES

L’évaluation multisectorielle des besoins (MSNA) de 2021 menée sur un échantillon représentatif de réfugiés dans les camps et hors des camps à l’échelle nationale et des communautés d’accueil en KR-I, a confirmé que la vulnérabilité économique est la cause profonde des mécanismes d’adaptation néfastes et la plupart des besoins des réfugiés en Irak. Cela résulte principalement d’un manque d’opportunités génératrices de revenus en raison de l’impact négatif de COVID-19 sur l’environnement économique déjà défavorable en Irak. La dévaluation du dinar irakien en 2021 a encore détérioré le pouvoir d’achat des Irakiens et des réfugiés, en raison d’une augmentation des prix du marché, tandis que les valeurs des gains sont restées les mêmes. Les données ont montré une plus grande dépendance des réfugiés au travail temporaire (93 %) par rapport aux communautés d’accueil (50 %). Étant donné que le travail temporaire est moins rémunérateur et moins sûr que l’emploi régulier, cette disparité explique le recours plus élevé des réfugiés à l’endettement et la baisse des revenus des ménages par rapport aux communautés d’accueil. Les réfugiés dans les camps ont moins ou moins de moyens de subsistance que les réfugiés hors camp, comme en témoigne le revenu moyen inférieur des sources d’emploi signalé par les réfugiés dans les camps (IQD 258,49) par rapport aux réfugiés hors camp (IQD 436, 271).

INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE CHEZ LES RÉFUGIÉS SYRIENNES

Le MSNA 2021 a mis en évidence une détérioration de la sécurité alimentaire des réfugiés.
Seuls 14 pour cent des réfugiés dans les camps et 43 pour cent des réfugiés hors camp ont obtenu le statut de « sécurité alimentaire » en 2021, contre 36 % et 74 % respectivement en 2020. Une grande partie est devenue « marginalement en sécurité », donc à risque de l’insécurité alimentaire. Sur la base de la méthode CARI du PAM, la notation de l’indice de sécurité alimentaire des réfugiés dans les camps indique une sécurité alimentaire inférieure à celle des réfugiés hors camp. Les réfugiés dans les camps ont affiché des dépenses alimentaires plus élevées par rapport aux dépenses totales du ménage (part alimentaire) et un score de consommation alimentaire inférieur à celui des réfugiés hors camp. Une augmentation de l’utilisation de stratégies de copie préjudiciables pour se procurer de la nourriture, telles que l’achat de nourriture à crédit, la réduction des dépenses pour les besoins de base, la vente d’actifs, le travail des enfants et l’abandon scolaire des enfants, a été identifiée dans les deux groupes et légèrement plus élevée parmi les enfants vivant dans les camps. réfugiés.
L’insécurité alimentaire plus élevée parmi les réfugiés dans les camps est conforme aux évaluations antérieures menées par le PAM et le HCR, y compris l’évaluation conjointe de la vulnérabilité 2018, où des vulnérabilités socio-économiques plus élevées, telles que des opportunités de revenus et des compétences professionnelles plus faibles, l’analphabétisme et la grande taille des ménages, ont été identifiés comme les principaux moteurs de l’insécurité alimentaire parmi les réfugiés dans les camps.